Réduire le gaspillage en entreprise

Toute entreprise, quel que soit son type d’activité, est sujette aux risques de gaspillage. Ces derniers ont non seulement des impacts financiers pour la société, mais aussi un impact environnemental. Afin d’augmenter l’efficacité de la production d’une entreprise (produit ou service) et de protéger l’environnement, il est important d’identifier les sources de gaspillage et d’y remédier. Les explications avec la Sofidep !

1 — Identifier les gaspillages

Selon la méthode du Lean Management, il existe 8 types de gaspillage en entreprise.

La surproduction
Souvent considérée comme le gaspillage premier car il engendre ou intensifie tous les autres, la surproduction consiste à produire plus que les besoins du client. Elle peut être notamment due à une mauvaise estimation des commandes à venir. Elle s’applique à la production pure mais également aux activités de service : surproduction de documents, de rapports inutiles ou non lus, d’informations non nécessaires, etc.

La gestion des stocks
Engendré par une surproduction ou une mauvaise planification de la production, le surstockage apporte son lot de problèmes pour l’entreprise : espace de stockage plus grand que nécessaire, endommagement du matériel, allongement des délais de manutention, etc.
Il existe différentes méthodes d’approvisionnement pour optimiser la gestion de ses stocks, selon le type d’activité de l’entreprise.

Les transports
Voyages à vide ou espaces de transport non exploités entièrement, distances plus longues que nécessaire, déplacements inutiles de personne… Les transports sont une source importante de gaspillage. Ils augmentent les risques d’endommagement du matériel et génèrent du travail inutile ainsi que de l’épuisement au sein des équipes.

Les temps d’attente
Dès lors que les équipes sont en attente de matériel ou de disponibilité des équipements, il y a gaspillage. Pour les activités de service, ces délais correspondent aux attentes de validation hiérarchique, qui nécessite parfois plusieurs étapes, aux réunions inefficaces ou impliquant des employés dont la présence n’est pas nécessaire, etc.

Les gestes inutiles
Il s’agit des mouvements inutiles des employés. Ils sont générés par une mauvaise organisation des postes de travail, un mauvais archivage des informations, un stock mal identifié, etc. Ces gestes inutiles compromettent l’efficacité et parfois la sécurité des employés.

Les défauts
Lorsqu’un produit présente un défaut, il doit subir un remaniement ou est considéré comme un déchet. Dans les deux cas, il s’agit d’un gaspillage important, dû par exemple à un mauvais processus de fabrication ou à des équipements de mauvaise qualité ou mal calibrés.

Les opérations inutiles
Également appelées sur-processing, elles sont caractérisées par la présence d’étapes non nécessaires dans la fabrication d’un produit ou dans la réalisation d’un service, par l’utilisation d’un équipement ou de composants plus sophistiqués que nécessaire, par l’intégration de trop de fonctionnalités dans un produit, ou encore par une demande de sur-analyse ou de sur-réglage.

Les compétences inexploitées
Dernier gaspillage et non des moindres, les compétences des employés sont facilement inexploitées, par exemple lorsque l’entreprise impose ses ordres sans prendre en considération les suggestions de ses salariés, qui connaissent pourtant mieux que personne la réalité du terrain. Par ailleurs, un manque de formation ou d’implication entraîne un gâchis notable de talent. Dans ce dernier cas, il est important d’augmenter la motivation de ses employés au travail.

2 — Prioriser les gaspillages à réduire

La réduction des gaspillages demande l’intégration de nouveaux comportements, outils et méthodes, et ne peut s’effectuer en un jour. Il s’agit d’un travail sur le long terme, qui implique tous les acteurs de l’entreprise, et il faut se fixer des objectifs clairs et atteignables.
Chaque entreprise a ses particularités et nécessite une approche unique. Pour commencer, il s’agira de repérer les gaspillages les plus faciles à réduire ou éliminer, et de s’y attaquer progressivement, étape par étape.

3 — Contrôler et encourager

Parce que la réduction des gaspillages passe essentiellement par un changement de comportement humain, il est nécessaire de contrôler l’efficacité des nouvelles pratiques mises en place et de vérifier que les employés se sont bien adaptés aux nouveaux outils, méthodes ou restructuration de leur poste de travail. Sans accompagnement sur la durée, les anciennes habitudes peuvent avoir tendance à revenir et s’avérer contre-productives. En continuant d’impliquer et d’encourager les équipes, on maintient les améliorations déjà intégrées et les employés se montreront proactifs, en quête de nouveaux gaspillages et de nouvelles méthodes pour les réduire ou les éliminer.

Sources : https://kostango.com
https://www.managersenmission.com/
https://www.officilean.com/

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