Comment bien optimiser sa gestion des stocks ?

La gestion des stocks est un enjeu crucial pour toute entreprise, peu importe sa taille et son secteur. Selon le mode de fonctionnement et le type de stock, des techniques d’optimisation différentes s’appliquent. La Sofidep vous apporte quelques conseils afin de bien comprendre les risques induits par une mauvaise gestion des stocks, identifier les points problématiques dans le système actuel et implémenter la bonne méthode pour les résoudre.

  • Les stocks, c’est quoi ?
    Il s’agit de l’ensemble des biens d’une entreprise qui seront consommés ou vendus, à l’issue d’un processus de transformation ou non. On distingue différents types de stock :
    Les marchandises — Biens achetés afin d’être revendus sans transformation
    Les matières premières — Produits achetés afin d’être transformés
    Les produits semi-finis — Produits en cours de fabrication
    Les produits finis — Produits fabriqués par l’entreprise et prêts à la vente
    Les emballages — Contenants et matériels de protection vides (caisses, palettes, cartons, containers, etc.)
  • Quels sont les enjeux de la gestion des stocks ?
    Si les enjeux sont multiples (les capitaux mobilisés par le stockage, le délai de traitement des commandes ou encore les pertes liées à l’obsolescence, la dégradation ou le vol), l’optimisation des stocks peut se résumer en 2 objectifs majeurs : éviter le surstockage et éviter la rupture de stock.
  • Le surstockage
    Le surplus de stock entraîne instantanément des coûts importants : bâtiments et mobiliers de stockage, frais de manutention et d’entretien, salaires, etc., sans compter les coûts d’acquisition de ces biens, qui ne seront pas utilisés dans l’immédiat. Si l’on peut être tenté de toujours garder du stock afin d’éviter les ruptures, il faut cependant prendre en considération tous ces frais induits, qui immobilisent du capital pouvant être investi ailleurs.
  • La rupture de stock
    Un stock épuisé entraîne des retards dans les délais de traitement des commandes, ce qui peut frustrer les clients et les inciter à se tourner vers la concurrence. Par ailleurs, une rupture de stock peut fortement perturber le processus entier de fabrication d’une entreprise, ainsi que sa chaîne logistique, engendrant des frais supplémentaires et conséquents.
  • Les spécificités de la Polynésie française
    Les îles éloignées ont bien souvent des délais d’approvisionnement particulièrement longs, dus aux transports mais également aux passages en douane et à une gestion administrative accrue. Les stocks prennent alors une tout autre importance, puisque la moindre rupture de stock peut entraîner un retard de livraison considérable. Plus qu’ailleurs, il est primordial de bien gérer son approvisionnement.
  • 4 méthodes d’approvisionnement
    Selon la nature de l’activité, la méthode idéale varie. On compte 4 grandes techniques d’approvisionnement :
    À date variable et quantités fixes (méthode du point de commande) — En fonction des besoins de l’entreprise, on détermine un seuil de stock minimum. Dès que ce seuil est atteint, il faut réapprovisionner les stocks. Cela permet de s’adapter à une consommation irrégulière en évitant une rupture des stocks.
    À date fixe et quantités variables (méthode de recomplètement) — À chaque période calendaire fixée, il faut vérifier sa quantité de stock et commander un approvisionnement afin d’atteindre un seuil de stock nécessaire et prédéfini. Cela permet de simplifier sa comptabilité et maîtriser ses fonds, mais présente des risques de rupture des stocks. À éviter pour les entreprises des îles éloignées dont l’activité n’est pas constante et maîtrisée.
    À date fixe et quantités fixes (méthode calendaire) — Méthode extrêmement simple, mais qui présente des risques de surstockage et de rupture des stocks. Elle est recommandée pour des entreprises dont l’activité est régulière et constante.
    À date variable et quantités variables — L’approvisionnement se fait selon les besoins immédiats de l’entreprise. Dans l’idéal, cette méthode permet d’optimiser au mieux ses stocks, mais elle reste soumise à des aléas (fournisseurs, environnement, etc.) et demande un suivi très pointu des processus de fabrication en cours, ainsi qu’une forte gestion administrative et commerciale auprès des fournisseurs. En Polynésie, il faut également prendre en compte les très longs délais de livraison.
  • Bien évaluer son stock
    Afin d’appliquer au mieux la technique d’approvisionnement choisie, il est primordial de bien connaître l’état de ses stocks : sa nature, ses cycles, ses quantités, ses dégradations, etc. Cela passe par une optimisation de la traçabilité des stocks. À chaque entrée, sortie, phase de fabrication, dégradation, etc., les données doivent être collectées et centralisées afin de fournir une vue d’ensemble.
    Pour cela, les stocks doivent être correctement étiquetés, identifiés dans leur entièreté (référence, date d’expiration, type d’emballage, etc.), rangés (dans des zones spécifiques, bien délimitées et elles aussi identifiées) et, pour finir, inventoriés. L’inventaire est un processus pouvant s’avérer compliqué, aussi est-il important de mettre en place une procédure bien expliquée et documentée à destination des employés.

La technologie est un atout majeur dans l’optimisation de vos stocks. Un logiciel de gestion des stocks adapté permet de gagner du temps, d’accéder à votre historique de stock, de limiter les erreurs et de simplifier vos prévisions. Ces avantages, couplés à une gestion optimisée de vos stocks, permettront à votre entreprise de réaliser des économies conséquentes.

Sources : https://www.chefdentreprise.com
https://www.manager-go.com
https://www.l-expert-comptable.com

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